PACA : la crise immobilière plonge les budgets des départements dans l'incertitude

Le fort recul des transactions immobilières dans le Var et les Alpes-Maritimes engendre mécaniquement une diminution des droits de mutation, gros pourvoyeurs de l'augmentation du produit de la fiscalité ces dernières années.

Deux des principaux conseils généraux de PACA, le Var et les Alpes-Maritimes, viennent, pour la 2ème fois en l'espace de quelques semaines, de procéder à un nouveau débat d'orientation budgétaire, rendu nécessaire par la décision prise en décembre dernier par ces collectivités de différer le vote de leur budget primitif 2009. En cause : le fort recul des transactions immobilières dans ces départements qui engendre mécaniquement une diminution des droits de mutation, gros pourvoyeurs de l'augmentation du produit de la fiscalité ces dernières années. Dans le Var, le recul a été de 5%, avec en 2008 un montant encaissé de 229 millions d'euros. « Un premier travail d'évaluation a permis de fixer à 150 millions d'euros le montant prévisionnel des droits de mutation pour le Var en 2009, soit une baisse de près de 34% » explique le président Horace Lanfranchi. Malgré ce recul, ce département ne touchera pas à ses taux de fiscalité et va continuer à soutenir l'économie locale avec 264 millions d'euros d'investissement programmés en 2009 (281 millions réalisés en 2007). Le vote du budget est prévu à la mi-février.

Dans les Alpes-Maritimes, le nouveau président du conseil général, Eric Ciotti, parle d'un important « trou d'air en novembre et décembre », avec 20 millions d'euros en moins dans les rentrées, ce qui va se traduire au compte administratif 2008 par une recette de 325 millions d'euros au lieu des 352 millions inscrits en 2008. « Janvier s'annonce mauvais avec, d'après nos prévisions, 20 millions de recettes contre 36 millions d'euros en 2008. Conséquence : nous ne voterons notre budget que le 19 mars, pour anticiper le plus possible sur 2009 » commente Eric Ciotti. Pour autant, cette collectivité ne souhaite pas sacrifier ses investissements, qui avaient atteint des niveaux record ces dernières années (430 millions en 2007 et 400 millions d'euros en 2008). Economies de fonctionnement, coup de pouce du plan de relance gouvernemental à plusieurs opérations devraient permettre là aussi de lancer plusieurs chantiers structurants en 2009.

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R.M., bureau du Moniteur de Marseille | Source LE MONITEUR.FR

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